Pourquoi il faut montrer ses intentions aux femmes

J’ai toujours été frappé de remarquer que, dans ma vie, plus je signifiais à une femme mes intentions, clairement et intensément, qu’elles soient sexuelles ou affectives, plus j’avais de chances de l’obtenir rapidement.

Cette expérience semble entrer directement en conflit avec tout ce que nous avons pu entendre à propos du harcèlement ces derniers mois. Les féministes agressives aimeraient, consciemment ou non, mettre sur le même plan une intention masculine diurne et intense avec un harcèlement. Or, supprimer l’envie des hommes d’afficher clairement leurs intentions serait une catastrophe dans le domaine du désir, tant pour l’homme que pour la femme, car c’est précisément ce procédé qui fonctionne avec les femmes.

Pourquoi ?

D’abord, parce qu’une femme ne résiste souvent pas à l’amour qu’elle suscite. Beaucoup de femmes passent souvent un temps considérable à tenter d’augmenter ce qui les rend désirables aux yeux des hommes. Même inconsciemment, même si elles peuvent le dénier, elles restent essentiellement déterminées par des millénaires de sélection naturelle, laquelle les obligeait à se rendre désirables pour survivre et trouver le meilleur partenaire. Et on ne va pas se mentir, même si les choses ont un peu évolué (et tant mieux), 30 ans d’idées féministes ne pèsent pas grand-chose face à des millénaires de déterminismes.

Ensuite, parce que les femmes, comme les hommes, mais peut-être à un degré supérieur, ont un immense besoin de reconnaissance de leur personnalité (quand les hommes attendront tendanciellement davantage de reconnaissance pour leurs compétences). Elles ont besoin de se sentir singulières et différentes dans l’amour qu’on leur porte. Dire à une femme « tu es différente des autres », même – et surtout – si celle-ci est complètement banale, est une astuce que tous les grands séducteurs connaissent (PS : ça marche à merveille).

Cacher son désir et son amour n’est pas forcément une bonne technique de drague

Quand on est jeune, on croit que la devise « suis moi je te fuis ; fuis moi je te suis » est l’alpha et l’oméga de la séduction. On tente avant toute chose de ne pas trop montrer son désir et son amour à une femme que l’on convoite, de peur de se rendre « trop facile » à ses yeux. Cette tactique a toutefois des limites, et, serions-nous tenté de dire, s’applique plus intelligemment dans une relation déjà établie plutôt que dans une approche de séduction.

Après ce qui a été dit plus haut sur la psychologie féminine et son inconscient, il apparaît plutôt qu’il faille au contraire beaucoup plus signifier son désir et son amour à une femme pour l’obtenir, lui signifier le plus sincèrement possible et le plus intensément. Bien entendu, une femme ne se détermine pas seulement sur le désir d’un homme, et il est inutile de rappeler que celui-ci doit aussi se montrer désirable pour que cela fonctionne. Mais, d’une manière générale, une femme qui ne remarque pas particulièrement un homme peut succomber à celui-ci s’il signifie avec sincérité, intelligence et intensité ses intentions, quand elle pourra passer à côté d’un homme qu’elle aura pourtant remarqué de prime abord, mais qui se montrera timide ou trop distant.

Harcèlement et désir intense

La différence est de taille entre harcèlement et dévoilement intense de ses intentions. Seules les féministes agressives, qui, souvent, n’ont pas l’occasion d’être l’objet de pareilles intentions, aimeraient castrer les hommes en les obligeant à envoyer d’abord une lettre certifiée par un avocat pour signifier leur désir. Nous reviendrons sur les notions de harcèlement dans la séduction, mais il convient de rappeler aux hommes que le « non » féminin, s’il est catégorique, doit être absolument respecté. Mieux encore : un homme qui aurait signifié intensément son désir mais respecterait noblement le refus de la femme convoitée a de grandes chances de gagner beaucoup de considération de sa part. Cette considération peut, avec le temps, se transformer en désir. Un homme a donc tout à gagner en osant afficher son désir et en respectant absolument un refus si jamais celui-ci devait survenir, quand il perdrait tout en essayant de forcer le désir de l’autre. Cela peut être une sorte d’investissement à court, moyen, long terme.

En fin de compte, la célèbre sentence amoureuse de Talleyrand (qui s’y connaissait en séduction) : « une femme peut toujours pardonner à celui qui brusque l’occasion, mais jamais à celui qui la manque » reste d’actualité, quoiqu’en disent les Torquemadas de la guerre des sexes.

► Pour aller plus loin, rejoignez notre « Session Alpha »

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