Quand frapper en cas d’agression ?

L’homme moderne est partagé entre deux modèles complètement contradictoires au sujet de la violence.

Soit il fait partie de ceux qui ont été intoxiqués par la morale moderne qui fait de la violence la pire des choses qu’il faudrait à tout prix éviter, soit il fait partie de ceux qui prennent exemple sur les racailles qui cherchent à user de la violence n’importe quand et n’importe comment.

Les premiers sont une resucée d’un Christ sans la noblesse et sans Dieu qui voudraient seulement tendre l’autre joue, non par réelle sagesse (bien qu’ils le prétendent) mais seulement par trouille incommensurable et incapacité totale à lever ne serait-ce que le petit doigt quand le moment l’exige.

Les deuxièmes sont des sauvages déconstruits et ingérables qui sont revenus au stade intellectuel de la préhistoire en estimant qu’en toutes circonstances il convient d’user de leurs poings pour exister, y compris contre les femmes et les plus faibles.

L’honneur et la virilité du masculin se situent entre ces deux extrêmes.

L’agression inattendue

Aujourd’hui nous allons voir seulement un cas particulier de violence : celui de l’agression inattendue.

Dans la société dans laquelle nous vivons, il arrive souvent que de petites agressions insupportables nous surprennent alors que nous marchons, que nous sommes dans le métro ou au travail : un mauvais regard, une insulte, une menace, un bousculement, une claque, etc.

La mauvaise réaction, pourtant compréhensible

Le problème fréquent est celui-ci : lorsque nous ne nous attendons pas à une agression, c’est parce que nous sommes en train de faire quelque chose : nous allons sur notre lieu de travail ou nous allons rejoindre un ami, ou nous sommes en train de travailler, ou nous avons un rendez vous très important le lendemain, etc. Toutes ces occupations font dire à beaucoup d’hommes en cas d’agression : « ne fais rien, tu n’as pas de temps à perdre avec ça » alors que l’agresseur, lui, semble n’avoir aucune vie sinon celle qui consiste à emmerder les autres pour se sentir exister.

Dès lors, beaucoup d’hommes ne font rien, allant parfois jusqu’à se laisser frapper ou se laisser racketter, simplement pour ne pas perdre le cours de leur existence. Ils s’imaginent qu’en répondant à l’agression, ils risqueraient d’être défigurés, de perdre du temps, d’aller en garde à vue, etc.

Que faire donc ?

Si vous êtes confronté à une agression inattendue alors que vous n’avez vraiment pas de temps à perdre, il n’y a qu’une seule chose à faire : protéger votre espace vital.

Vous n’êtes pas une racaille et, vous, vous avez une vie. Ainsi, rien ne sert de perdre son temps à se battre pour un regard ou une insulte dans la rue si vous n’avez vraiment ni le temps ni l’envie d’y répondre. D’autant que, pour la justice, si vous allez au devant d’un homme qui vous insulte pour le frapper, c’est vous qui serez en tort (eh oui, l’honneur est une valeur que la société ne comprend plus du tout).

En revanche, vous avez ce qu’on appelle votre espace vital à protéger, ou « espace de sécurité ». Celui-ci est contenu dans l’espace entre vous et votre main lorsque votre bras est tendu vers l’avant (environ un mètre).

Tout homme animé d’intentions hostiles qui s’amuserait à entrer dans cet espace vital doit être frappé.

L’idéal est de tenir à distance l’agresseur avec son bras. Si on est déterminé et qu’on le fait bien comprendre par les mots et/ou le langage du corps (regard, attitude), il y a de grandes chances pour que l’agresseur reste à cette distance, même s’il continue de vous insulter.

Toutefois, s’il passe ce bras, alors vous devez frapper en premier et rapidement. La raison est simple : s’il dépasse votre bras et pénètre dans votre espace vital, c’est pour vous faire du mal (coups, saisie, couteau, etc.). Devant la justice, si jamais vous vous faites attraper, il sera bien plus facile de vous défendre en vous justifiant par la peur que vous avez eu face à un homme qui aurait subitement outrepassé votre mise à distance (justement parce que vous ne vouliez pas vous battre, blabla etc.).

Petite astuce : un homme qui cherche à vous agresser découvre souvent complètement son visage en tentant de pousser votre bras qui le tient à distance. Si vous êtes droitier, tendez le bras gauche et préparez votre droite. Quand l’agresseur attrape votre bras ou le pousse violemment, votre droite a un chemin tout tracé vers son visage.

Croyez-moi, ça marche à merveille.

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